Fun Mooc – Sélection de cours 2020

Découvrez une sélection de cours passionnants en ligne sur les thèmes suivants : sciences, santé publique, technologies, environnement, société et vin.

Fun Mooc est une plateforme en ligne gratuite, accessible à tous. Elle propose des cours dans tous les domaines. Pour y accéder, il suffit de se créer un compte et s’inscrire aux cours.

Les cours

Astrophysique : du système solaire au big bang

Ce Mooc parle d’astrophysique, d’astronomie et de cosmologie. Quelles sont les origines des planètes, des étoiles, des galaxies et de l’Univers ? Dans ce cours, nous essaierons de répondre à ces questions fondamentales (et quasi philosophiques) sur l’univers et ses composants.

Partie 1 : Étoiles, Planètes et exo-planètes
– Étoiles, système solaire, lois du mouvement, planètes telluriques, satellites, planètes extra-solaires…

Partie 2 : Univers extragalactique et cosmologie
– Voie Lactée, galaxies, trous noirs, vol libre, paradoxe d’Olbers, âges sombres, réionisation, big bang…

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:amu+38001+session02/about

Des neurones à la psyché, introduction aux réseaux de neurones biologiques et artificiels

La thématique du cours porte sur la compréhension des réseaux de neurones biologiques et artificiels dans une perspective théorique (liens entre neurones et psyché, avantage d’un système parallèle distribué par rapport à une machine de Turing-Von Neumann) mais aussi méthodologique (implémentation concrète de réseaux de neurones artificiels).

Module 1 : Les origines de la psychologie cognitive
Module 2 : Algorithmes d’apprentissage synaptique
Module 3 : Similitude entre les réseaux de neurones biologiques et artificiels : première partie
Module 4 : Similitude entre les réseaux de neurones biologiques et artificiels : seconde partie : Vers des réseaux artificiels conscients ?

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:grenoblealpes+92012+session02/about

Ouvrez les portes du laboratoire : cellules et cellules souches

Comment cultiver des cellules humaines ? Comment les reprogrammer en cellules souches ? Comment les utiliser ? Comment mener un projet de recherche biomédicale impliquant les cellules souches ? Découvrez les principales étapes de la reprogrammation des cellules humaines en cellules souches, et les connaissances de base de la biologie cellulaire, ses méthodes expérimentales et la publication scientifique.

Module 1 : Introduction sur les cellules souches
Module 2 : La culture cellulaire, mesure et analyse
Module 3 : La re-programmation cellulaire
Module 4 : Analyse et validation des cellules souches
Module 5 : La différenciation des cellules souches
Module 6 : L’analyse fonctionnelle des cellules

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:univnantes+31004+session06/about

SRAS : une « révolution » de la gouvernancel mondiale des épidémies ?

Le cas du SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) est présenté ici dans un cadre analytique propre aux sciences sociales associant anthropologie, sociologie, histoire des épidémies, relations internationales, économie de la santé et critique de la communication de crise. Responsable en 2003 de 8 096 cas déclarés et de 774 décès à travers le monde (taux de mortalité : 10%), le SRAS a été regardé comme l’aube d’une nouvelle gouvernance « verticale » renversant le schéma classique de la protection sanitaire du commerce international et des relations entre les Etats et bouleversant les rapports traditionnels entre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et ses Etats membres.

Module 1 : Introduction générale : une « étrange maladie contagieuse » envahit la planète ; elle est jugulée par des « méthodes médiévales »
Module 2 : Le SRAS a-t-il provoqué une sorte de « Tchernobyl chinois » ? Pékin a-t-il plié devant Genève ?
Module 3 : Genève, Toronto et les avertissements sur les voyages
Module 4 : Les leçons économiques du SRAS et les changements de comportements
Module 5 : Le SRAS, « répétition générale » avant la pandémie grippale (ou l’attentat bioterroriste). La réforme du Règlement sanitaire international

https://www.fun-mooc.fr/courses/VirchowVillerme/06003S02/Trimestre_1_2015/about

Contrôler une épidémie de maladies infectieuses émergentes

Le Mooc retrace l’étude de l’épidémie de Chikungunya en présentant et analysant : les outils de surveillance, les méthodes d’alerte et de détection précoce, les études visant à identifier les facteurs de risque et de déclenchement de l’épidémie, les scénarios pour la prévention, les études séro-épidémiologiques mises en place, la communication sur le risque en période de crise, et la perception du risque par la population et ses comportements.

Module 1 : Introduction de l’étude de cas : alerte au Chikungunya en 2005 à l’île de la Réunion
Module 2 : Comprendre l’épidémie de Chikungunya à l’île de la Réunion
Module 3 : Développer des traitements du Chikungunya
Module 4 : Les sciences humaines et sociales mobilisées contre le Chikungunya
Module 5 : Evaluer l’impact médico-économique du Chikungunya
Module 6 : Colloque de la Sirène

https://www.fun-mooc.fr/courses/USPC/37002S03/session03/about

Changements climatiques et santé : prévenir, soigner et s’adapter

Ce Mooc permet de comprendre les impacts majeurs des changements climatiques sur la santé et de découvrir les voies d’adaptation, les moyens de s’en prémunir.

Module 1 : Introduction aux liens entre la santé et le climat
Module 2 : Impacts sanitaires des changements climatiques : décès par causes traumatiques et non-traumatiques
Module 3 : Impacts cardiovasculaires, respiratoires et rénaux
Module 4 : Impacts neurologiques, de santé mentale et psychosociaux
Module 5 : Autres impacts sur les milieux de vie
Module 6 : Effets liés à la santé périnatale, stress hydrique et alimentaire, et effets cumulés

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:inspq+117001+session03/about

Santé publique et système de santé : transitions et transformations

Le cours a pour objectif de comprendre les enjeux et défis de la santé publique ainsi que de l’organisation du système de santé ; de définir et maîtriser les concepts de la santé publiques ; et de s’approprier les approches populationnelles (handicap, addictions, personnes âgées, maladies chroniques…).

Module 1 : Promotion de la santé et milieu de vie
Module 2 : Inégalités sociales et territoriales de santé
Module 3 : Qualité, sécurité, pertinence et parcours de santé
Module 4 : Innovation et place des usagers
Module 5 : Les approches populationnelles en santé publique
Module 6 : La santé dans les territoires ultra-marins

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:EHESP+60002+session01/about

Environnement et santé : un homme sain dans un environnement sain

La question des effets des environnements sur la santé est une préoccupation majeure. Les crises sanitaires récurrentes mettent en évidence les relations étroites entre l’homme et son environnement et les conséquences parfois dramatiques d’une mauvaise évaluation du risque sanitaire.

Ce MOOC offre une première approche en toxicologie, environnement, santé et aborde les principaux mécanismes d’exposition aux polluants environnementaux : nanoparticules, perturbateurs endocriniens, etc., ainsi que les enjeux de la réglementation actuelle.

Module 1 : Introduction aux polluants, à leurs modes d’action et aux mécanismes de protection
Module 2 : Les perturbateurs endocriniens
Module 3 : Les polluants de l’air extérieur et intérieur et les pathologies associées
Module 4 : Les pollutions émergentes : les nanoparticules. Quels bénéfices et quels risques pour notre santé et l’environnement ?
Module 5 : Signaux biologiques précoces liés à l’exposition aux polluants
Module 6 : Toxicologie règlementaire

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:parisdescartes+70001+session05/about

Comprendre les Nanosciences

Les nanosciences et nanotechnologies sont déjà au cœur de nombreux objets du quotidien. Ce sont les sciences de l’infiniment petit, du milliardième de mètre. Le Mooc apporte de nombreuses connaissances dans les disciplines des nanosciences (chimie, physique, biotechnologies, médecine…) ainsi que l’explication des enjeux sociétaux, sanitaires et environnementaux liés aux nanotechnologies.

Module 1 : Introduction aux nanotechnologies
Module 2 : Comment et observer les nanos ?
Module 3 : Nanochimie
Module 4 : Nanophysique
Module 5 : Nanobiologie et Nanomédicaments
Module 6 : Nanosciences et Société

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:UPSUD+42003+session04/about

Robot, éthique et société, par les chercheurs de l’IERHR

Le Mooc apporte un regard d’expert sur les questions relatives à la relation de l’homme à la robotique et au numérique, à la conception de dispositifs innovants et aux enjeux éthiques que ces innovations et relations engagent. En effet, la mise en place de ces nouveaux objets technologiques doit s’accompagner d’une réflexion impliquant tous les personnels concernés, non seulement dans les lieux de soins, mais aussi dans toutes les lieux culturels, éducatifs ou industriels où seront employés des robots.

Module 1 : Mythologie du robot 
Module 2 : Dialogue entre l’Homme réel et l’Homme reconstruit
Module 3 : L’empathie artificielle
Module 4 : L’apport des neurosciences en robotique
Module 5 : Le robot peut-il être indépendant ? 
Module 6 : L’avenir des relations Homme-Robots
Module 7 : Questions éthiques et juridiques

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:USPC+37029+session01/about

Défis et enjeux de la cybersécurité :

Le MOOC a pour but d’aborder les principaux aspects (tant sociétaux que techniques) de la cybersécurité, afin d’en retirer les éléments clés et de se positionner sur une spécialisation ultérieure, avec des intervenants de spécialités et horizons très différents.

Module 1 : La donnée et la cybersécurité au cœur de nos vies
Module 2 : La cybersécurité pour le citoyen : la Data Privacy comme levier d’engagement
Module 3 : Attaques et défenses en intelligence artificielle
Module 4 : Introduction à la cybersécurité logicielle
Module 5 : La cybersécurité dans le monde réel : l’exemple des systèmes industriels
Module 6 : Les « Security Information and Event Management » (SIEM) au cœur d’un système de cyberdéfense

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:ubs+160001+session01/about

L’intelligence artificielle… avec intelligence :

L’IA vous fait peur ? Vous en entendez parler à toutes les sauces ? Les humains seraient bons pour la casse ? Mais c’est quoi l’intelligence (artificielle) au fait ? Class’Code IAI est un Mooc citoyen accessible à toutes et à tous de 7 à 107 ans pour se questionner, expérimenter et comprendre ce qu’est l’Intelligence Artificielle… avec intelligence !

Module 1 : Vous avez dit IA ! Première compréhension
Module 2 : Boosté à l’IA ! Principes de l’apprentissage machine et la place cruciale que joue la maîtrise des jeux de données
Module 3 : Humain et IA… Enjeux et leviers pour que l’IA soit au service de l’humain

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:inria+41021+session01/about

Biodiversité

Pour comprendre ce qu’est la biodiversité et les enjeux qui lui sont associés en matière de développement humain et territorial : culture, santé, ville, agriculture.

Module 1 : Définition et enseignement des crises du passé
Module 2 : Océans : biodiversité et ressources
Module 3 : Biodiversité continentale : rivières et forêts
Module 4 : Biodiversité et agronomie
Module 5 : Biodiversité, ville et santé
Module 6 : Gestion de la biodiversité
Module 7 : Biodiversité et société

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:uved+34002+session02/about

Biodiversité et changements globaux

Le MOOC Biodiversité et changements globaux apporte des connaissances indispensables pour mieux comprendre en quoi la biodiversité est essentielle à l’existence humaine, les services qu’elle rend, en quoi il est indispensable de l’intégrer et de la conserver, les raisons pour lesquelles les peuples autochtones et locaux en sont les gardiens, et pour permettre de s’engager dans la protection de la biodiversité.

Module 1 : L’humain dans la biodiversité
Module 2 : Les réponses de la biodiversité aux changements globaux
Module 3 : La position des acteurs face à l’enjeu « biodiversité »
Module 4 : Biodiversité, changements globaux et sociétés

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:uved+34006+session02/about

Environnement et développement durable

Le Mooc a pour objectif d’interroger nos représentations de l’environnement pour une société du vivre ensemble, d’initier à une meilleure compréhension de nos actions collectives et d’apprendre à modifier nos comportements via l’éducation au développement durable.

Module 1 : Environnement, écodéveloppement et développement durable
Module 2 : Les savoirs au cœur du développement durable
Module 3 : Les clés d’entrée pour comprendre le développement durable
Module 4 : Le développement durable, un changement de modèle ?
Module 5 : Les objets du développement durable
Module 6 : Éduquer à l’environnement et au développement durable

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:uved+34005+session03/about

Énergies renouvelables

Amener les apprenants à mieux comprendre les grands enjeux du 21ème siècle en matière de transition énergétique ainsi que les moyens d’exploiter les différentes sources d’énergies renouvelables (soleil, vent, eau, chaleur du sol, biomasse), tel est l’objectif du MOOC « Énergies renouvelables ».

Module 1 : La transition énergétique
Module 2 : L’énergie solaire
Module 3 : L’énergie éolienne
Module 4 : L’énergie hydraulique
Module 5 : Les énergies marines
Module 6 : Géothermies
Module 7 : La biomasse
Module 8 : Le mix énergétique

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:uved+34004+session02/about

La fabrique de l’aide internationale

Un Mooc pour découvrir en quoi consiste l’aide internationale : pourquoi aidons-nous, les défis pour l’aide au développement ou humanitaire, s’il faut conditionner l’aide.

Module 1 : Architecture de l’aide
Module 2 : L’aide en questions
Module 3 : La gestion des risques globaux
Module 4 : Autour des facteurs humains
Module 5 : Les limites de l’aide

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:ulg+108004+session03/about

La bombe démographique est-elle désamorcée ?

La menace de la « bombe démographique », la marche supposée inexorable vers le surpeuplement, obsède nos sociétés depuis cinquante ans. Pourtant la population mondiale n’est pas un flot incontrôlable, la fécondité a beaucoup diminué et l’on ne peut plus opposer les schémas simplistes de la démographie des pays développés et de ceux du Tiers monde, au regard des évolutions récentes. La « bombe P » n’est finalement peut-être pas près d’exploser.

Module 1 : La croissance globale
Module 2 : La baisse de la mortalité des enfants
Module 3 : Contraception et fécondité
Module 4 : Education, religion et fécondité
Module 5 : Les explications globales

https://www.fun-mooc.fr/courses/VirchowVillerme/06004S02/Trimestre_2_2015/about

Questions stratégiques : comprendre et décider dans un monde en mutation

Qu’est-ce que la stratégie et à quoi sert-elle ? Qu’est-ce-qui est stratégique aujourd’hui ? Comment appréhender les grands enjeux internationaux contemporains ? Comment mener l’analyse d’une situation stratégique ? Comment décider en avenir incertain ?

Module 1 : La stratégie : fondamentaux (stratégie, décision, stratégie du jeu d’échec…)
Module 2 : Le champ politico-militaire (puissance militaire, dissuasion nucléaire, lien entre le politique et le militaire…)
Module 3 : La scène stratégique internationale : forces profondes (sécurité collective, démographie, migrations…)
Module 4 : La scène stratégique internationale : acteurs (Etats-Unis, Russie, Chine, Afrique…)
Module 5 : Extension du champ des questions stratégiques I (coopétition, géopolitique du sport, cyberstratégie…)
Module 6 : Extension du champ des questions stratégiques II (crimes modernes, finance criminelle, terrorisme…)

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:CNAM+01038+session01/about

Vine & Wine

Pour découvrir le chemin qui mène de la vigne jusqu’à notre verre de vin : élaboration des vins, biologie de la vigne, viticulture, oenologie, économie du vin…

Module 1 : La biologie de la vigne
Module 2 : La viticulture
Module 3 : L’oenologie
Module 4 : Economie du vin et filières

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:supagro+120002+session02/about

OWU2 : Université de la Vigne et du Vin

Découvrez les différentes facettes du vin grâce à une approche pluridisciplinaire : s’il est menacé par les changements climatiques, les maladies ou ravageurs, comment se constituent les sols, se façonne le vin, se valorise le terroir, sa mise en bouteille, son vieillissement, son histoire…

Module 1 : Introduction (sol, climat, dégustation…)
Module 2 : Le vin en danger ? (viticulture, maladies, crises…)
Module 3 : Façonner le vin (géologie, diversité, marchés…)
Module 4 : Maîtriser son terroir (terroir, vinification, défauts…)
Module 5 : Mettre le vin à table (mise en bouteille, vieillissement…)

https://www.fun-mooc.fr/courses/course-v1:ubourgogne+82004+session01/about

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Coronavirus : Le point sur le Brevet EP 1 694 829 B1

Micrographie électronique à transmission de particules du virus SARS-CoV-2, isolées d’un patient. Image capturée et colorée au centre de recherche intégré (IRF) du NIAID à Fort Detrick, Maryland. Crédit : NIAID

La publication récente d’une vidéo présentant le brevet européen EP 1 694 829 B1, a récemment amené les citoyens à s’interroger sur l’origine du Covid19. Il apparait ainsi essentiel d’apporter quelques précisions terminologiques sur le virus ainsi que sur la nature et le contenu dudit brevet.

Précisions terminologiques préliminaires

Le « SARS-CoV » correspond à l’un des virus appartenant à la famille des coronavirus découverte en 1960, au même titre que le « MERS-CoV ». Il existe en effet une pluralité de coronavirus, dont sept auxquels l’Homme est sensible. Ces virus sont par la suite, responsables de pathologies. Si généralement celles-ci sont bénignes (exemple : rhumes), il arrive parfois qu’elles soient bien plus sévères.

À titre d’exemple, le syndrome respiratoire aigu sévère (dit « SARS » en anglais) causé par le virus SARS-CoV-1 dans les années 2000 en Asie avant de se répandre dans le monde ; l’épidémie de Coronavirus du Syndrome respiratoire du Moyen Orient émanant du MERS-CoV en 2012 ; et à ce jour, l’épidémie de Covid19 causé par le SARS-CoV-2 (1).

L’objet du brevet EP 1 694 829 B1

Il s’agit d’un brevet européen déposé le 2 décembre 2004 et dont les titulaires sont l’Institut Pasteur, le CNRS et l’université Paris-Diderot. Il porte sur un candidat-vaccin contre le virus SARS-CoV-1. Autrement dit, le virus précité, responsable dans les années 2000 de l’épidémie de Syndrome respiratoire aigu sévère (2).

Il ne concerne ainsi ni la création du virus SARS-CoV-1, ni du SARS-CoV-2 qui existaient et ont été transmis à l’Homme par des espèces animales (chauves-souris, civettes…). Il convient enfin d’ajouter, que ce vaccin n’a jamais été expérimenté sur l’Homme. L’épidémie avait en effet était contenue et ayant quasiment disparu, il n’existait plus de candidats porteurs du virus pour essayer le vaccin (3).

Éléments d’analyse d’un brevet européen

Les premières pages d’un brevet européen contiennent les informations permettant d’identifier celui-ci : numéro d’identification, date de dépôt, titulaires, inventeurs… C’est ainsi que pour le présent brevet, il est indiqué qu’il porte sur une nouvelle souche de coronavirus associée au SRAS et ses applications (potentiel vaccin).

Les pages qui suivent contiennent une longue description. Les chercheurs y exposent rigoureusement le principe, l’état de la technique, sa faisabilité, les problématiques rencontrées, les solutions proposées, des exemples concrets, les modes de réalisation, les méthodes de recherche, les résultats de recherche, les applications envisagées, etc (4).

Application au brevet EP 1 694 829 B1

Le brevet précité ne fait ainsi pas exception à la règle et contient l’ensemble de ces éléments. Le libre accès aux brevets permet notamment au public et autres chercheurs, de s’informer sur l’avancée de la recherche et surtout, la poursuivre.

Tel est d’ailleurs actuellement le cas, puisque les chercheurs titulaires du brevet s’appuient sur les recherches portant sur le SARS-Cov-1 que l’on retrouve dans celui-ci. L’objectif étant notamment de comprendre et trouver un futur vaccin pour l’actuel SARS-Cov-2 (cf. Covid19).

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(1) Yazdan Yazdanpanah et Bruno Lina, « Coronavirus (SARS-CoV et MERS-CoV) », dossier « Comprendre les coronavirus », sur le site INSERM, publié en 2015 et actualisé le 16 mars 2020, https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/coronavirus-sars-cov-et-mers-cov

(2) Brevet européen n°EP1694829B1, Nouvelle souche de coronavirus associée au SRAS et ses applications, déposé le 2 mars 2004, publié le 4 août 2010, https://patentimages.storage.googleapis.com/e0/4e/2e/09e238c87e2d20/EP1694829B1.pdf

(3) Institut pasteur, « Coronavirus : Attention aux fausses informations sur le Covid19 circulant sur les réseaux sociaux », publié le 16 mars 2020 et mis à jour le 18 mars 2020, https://www.pasteur.fr/fr/coronavirus-attention-aux-fausses-informations-covid-19-circulant-reseaux-sociaux

(4) « Suffisance de description et règles de rédaction » (rubrique « Les brevets en Europe », « Les conditions de la brevetabilité »), sur le site SedLex, https://www.sedlex.fr/brevets-ep/conditions-de-brevetabilite/suffisance-de-description/

Sadomasochisme, cannibalisme et lancer de nains

Trois charmantes illustrations d’abus sanctionnés malgré le consentement libre et éclairé des protagonistes. Dans ces trois affaires, les individus étaient tous parfaitement consentants pour réaliser les faits ou activités : activités sexuelles BDSM, se faire « manger », se faire « lancer »…

S’est alors posée la question de savoir, s’il était possible d’intervenir et ainsi, de s’immiscer dans leur vie privée pour interdire ou sanctionner, alors que le consentement avait bel et bien été donné, à l’exception d’une affaire où il sera remis en cause. Pour justifier la condamnation des protagonistes ou l’interdiction des activités, les juridictions se sont notamment fondées sur le principe de la dignité humaine.

Vous découvrirez ainsi :

  • L’affaire K.A et A.D c/ Belgique dans laquelle un magistrat et un médecin étaient adeptes de pratiques sadomasochistes sur l’épouse du magistrat ;
  • L’affaire Rothenburg où un cannibale a trouvé une victime consentante en postant des annonces dans la presse ;
  • L’affaire de Morsang-sur-Orge où un homme de petite taille gagnait sa vie en se faisant « lancer » sur un matelas en discothèque.

1/ L’affaire K.A et A.D c/ Belgique, CEDH 17 février 2005

Les faits : Un magistrat et un médecin se livraient à des pratiques BDSM (à découvrir dans la décision), sur l’épouse du magistrat qui était consentante. Ils avaient d’ailleurs conclu un contrat posant les règles de leurs pratiques. Ils enregistraient les scènes et une vidéo est arrivée entre les mains des forces de l’ordre. Un procès a alors été lancé pour coups et blessures des deux hommes envers l’épouse, malgré qu’elle n’ait nullement porté plainte et se disait consentante.

Les arguments des requérants : Principalement l’article 8 CESDH (droit à la vie privée).

Ce qu’en a pensé la CEDH : « La faculté pour chacun de mener sa vie comme il l’entend peut également inclure la possibilité de s’adonner à des activités perçues comme étant d’une nature physiquement ou moralement dommageables ou dangereuses pour sa personne. Il en résulte que le droit pénal ne peut, en principe, intervenir dans le domaine des pratiques sexuelles consenties qui relèvent du libre arbitre des individus ».

L’application aux faits : En l’espèce, la Cour a validé la décision contestée sur le fondement du contrat qui avait été conclu entre les parties, lequel stipulait que dès lors que les pratiques devenaient insupportables, la femme criait « stop » pour y mettre fin. Or, il est apparu dans les vidéos, une escalade de violence et l’absence de prise en compte du signal de la victime pour stopper l’activité.

2/ L’affaire Armin Meiwes – Rotenburg

Les faits : En 1999, Armin Meiwes passe plusieurs annonces très sérieuses sur internet en expliquant son désir de trouver un homme souhaitant être « mangé ». En 2001, un ingénieur berlinois répond présent. Les hommes concluront un contrat à cet égard et filmeront les scènes. Après avoir cuisiné le pénis de l’ingénieur, Armin le poignarda, toujours avec son consentement et plaça les parties du corps découpé dans un réfrigérateur.

Arrestation : En 2002, Armin est à nouveau à la recherche d’une victime consentante et poste des annonces. Mais cette fois-ci, il sera immédiatement arrêté par les forces de l’ordre, qui découvriront dans son manoir sa boucherie et les vidéos…

Ce qu’en a pensé la justice : Son avocat plaidera un homicide « sur demande » pour éviter la perpétuité. Le consentement de la victime était au cœur du procès. Toutefois, l’affaire ira jusqu’à la Cour fédérale allemande qui le condamnera à la réclusion criminelle pour assassinat à caractère sexuel et cannibalisme.

Ce qu’en pense Armin : Il a déclaré regretter son geste mais « garder tout de même un souvenir intense et positif de sa victime ». En 2007, pour notre plus grand bonheur, il s’est déclaré « végétarien ».

3/ L’affaire Morsang-sur-Orge

Historique : Dans les années 80, l’Australie et les Etats-Unis ont créé une nouvelle attraction particulièrement originale, consistant…. à faire lancer un nain par le public dans une discothèque, équipé de protections et poignées, sur un matelas. Le tout donnant lieu à un « championnat ».

Les faits : Dans le début des années 90, les français vont s’adonner à la pratique et M. Wackenheim, personne de petite taille, en fera son gagne pain. Plusieurs spectacles ont eu lieu, jusqu’à ce que plusieurs maires décident de faire interdire ces spectacles (Morsang-sur-Orge, Aix en Provence…).

La problématique : Une telle interdiction doit naturellement être justifiée. Or, non seulement celle-ci n’était pas pénalement prohibée, mais en plus, il n’existait aucune circonstance particulière locale portant un trouble à l’ordre public, qui en rappel comprenait à l’époque : la sécurité, la salubrité et la tranquillité.

Les arguments de M. Wackenheim : Droit à la vie privée, liberté du commerce et de l’industrie, traitement discriminatoire, droit de travailler…

Ce qu’en a pensé le Conseil d’Etat : Il validera l’interdiction en se fondant sur ce qui deviendra une nouvelle composante de l’ordre public, à savoir : la dignité de la personne humaine.

Se former à enseigner dans le supérieur

Comme de nombreux doctorants, je vais dans un futur proche, devenir chargée de travaux dirigés. Pour s’y préparer, il existe des formations en présentiel sur le catalogue de l’université (ex, comment gérer un groupe d’étudiants…) et des formations en ligne. 

C’est ainsi que j’ai découvert sur Fun Mooc « Se former pour enseigner dans le supérieur ». Ce cours est particulièrement intéressant en ce qu’il donne des conseils sur la pédagogie « active ». Il s’agit d’une méthode d’enseignement originale, mettant en avant la participation des étudiants. 

Finalement, c’est exactement ce que l’on retrouve dans les travaux dirigés, mais qui peut également être reproduit dans la mesure du possible dans les amphithéâtres. 

La formation explique que la pédagogie active utilise une approche :

  • « Pédocentrée » : Le terme signifie qu’elle est tournée vers l’étudiant : l’étudiant est actif, il participe activement à sa formation. Contrairement à un cours « magistrocentré » qui serait exclusivement dispensé par l’enseignant sans la participation des étudiants ;
  • Elle peut en outre être « individualisée », c’est-à-dire que l’étudiant s’émancipe de l’enseignant et des autres, en travaillant à son rythme ; ou « sociocentrée » lorsque c’est le groupe d’étudiants qui est sollicité.  

La formation développe plusieurs méthodes de pédagogie active :

  • La technique de rétroaction, ex : sonder les connaissances antérieures en début de cours ; demander aux étudiants de lister les points qu’ils ont compris ou qu’ils souhaitent approfondir ; interroger les étudiants en fin de séances sur ce qui vient d’être étudié…
  • L’apprentissage par projet, ex : en petits groupes, les étudiants se lancent dans la réalisation d’un projet en lien avec une thématique du cours – cela renforce leur autonomie, responsabilité et les prépare au monde du travail…
  • La simulation et les jeux, ex : organisation d’un procès fictif, d’une consultation juridique, d’un débat, la classe inversée… stimule la créativité, la mise en pratique des connaissances et le sérieux des étudiants puisqu’ils devront se livrer à l’exercice devant un public. 

Ces techniques ont l’avantage de rendre le cours dynamique, de motiver les étudiants, de suivre de près leur maîtrise ou non, des connaissances et leur capacité à les mettre en pratique. 

La formation dévoile ensuite les facteurs de motivation :

  • Les facteurs relatifs à l’étudiant : curiosité naturelle, caractère, projet…
  • Les facteurs relatifs à l’institution : taux de remplissage de la salle de classe, présence d’une aide pour les étudiants en difficulté…
  • Les facteurs liés à la société : valeurs, lois, image de la formation suivie…
  • Les facteurs relatifs à la classe : l’enseignant, les activités proposées, l’évaluation, climat…

C’est ainsi surtout sur les « facteurs relatifs à la classe » qu’il est possible d’agir en tant qu’enseignant. 

Le cours distingue trois principales sources de motivation : perception de la valeur de l’activité (Est-ce utile et intéressant pour l’étudiant ?) ; perception de la compétence de l’étudiant (Est-ce que l’étudiant est capable de réussir ?) ; perception de contrôlabilité de l’activité (Est-ce que l’étudiant peut donner son avis sur l’activité, faire des suggestions ?).

Si l’étudiant répond « oui » à l’ensemble de ces questions, celui-ci sera suffisamment motivé pour s’investir dans le cours. Dès lors, l’enseignant devra tout mettre en œuvre pour l’encourager à rester engagé cognitivement et à persévérer en cas de difficultés.  

À défaut, il n’utilisera le cours que pour tenter de réussir l’examen, sans y prendre le moindre plaisir et sans l’inscrire dans sa mémoire à long terme, ce qui est dommage. 

La formation nous apprend également à construire ces activités : Vérifier l’adéquation des activités avec les thématiques du cours, leur faisabilité (temps disponible, matériel disponible, nombre d’étudiants dans le groupe de classe, priorités…) ; Noter ses objectifs et la façon dont ils pourront être atteints ; Faire un suivi de leur utilité pour les adapter au gré des séances… 

Une partie est également consacrée à l’évaluation des apprentissages des étudiants :

  • Choisir ses stratégies d’évaluation : Quel objet (Connaissances ? Compétences ? Mise en pratique ?) ? Quel objectif (Améliorer l’apprentissage ? Voir s’il est attentif et à défaut, le motiver pour les futures évaluations ?) Quelle fréquence (À la fin de chaque cours ? Chapitre ? Semestre ?) ? Quelles modalités (Questions ? Exercice pratique ? QCM ? Oral ? Écrit ?) ? Quelle grille d’évaluation ? 

Enfin, l’approche par compétences (APC) est présentée : C’est une technique intéressante visant à ce que l’étudiant développe des compétences particulières (rédaction, expression orale, méthodologie, réalisation d’un cas pratique…). 

La formation s’achève en précisant que la pédagogie active est un complément de la pédagogie classique. En effet, celle-ci n’est efficace que lorsque l’étudiant dispose déjà d’un socle suffisant de connaissances.

Ainsi, ce n’est que lorsque la théorie est assimilée ou en voie de l’être, que ces techniques prennent de l’importance. Elles permettent : de mettre en pratique les connaissances, de les enrichir, de les évaluer, de les approfondir ou encore, de les illustrer.

Se former avec Fun Mooc

Dans le cadre du doctorat, il est nécessaire d’effectuer 100 heures de formation. À cet égard, il existe plusieurs types de « formations » : conférences, cours en présentiel, ateliers pratiques, cours à distance (e-learning), etc. 

Il est possible de faire les formations figurant sur le catalogue de l’université ou d’en trouver par nous-même (hors catalogue) à condition de récupérer une attestation de la réalisation de celles-ci et qu’elles soient en adéquation avec le sujet de thèse ainsi que le projet professionnel.

J’ai été ravie de constater que l’un des sites d’e-learning que je préfère, à savoir  « Fun Mooc » pouvait figurer parmi les formations hors catalogue. Il convient de noter, que le site n’est pas réservé aux doctorants. Bien au contraire ! Toute personne peut suivre les cours de son choix et obtenir un certificat à intégrer par exemple dans un curriculum vitae. Ses deux atouts majeurs : la gratuité, car lorsque l’on aime apprendre cela peut rapidement devenir onéreux dès lors que l’on multiplie les cours + la diversité des cours proposés droit, sciences, histoire, langues, affaires, technologies, développement personnel...

S’agissant du fonctionnement, il faut dans un premier temps s’inscrire au cours. Par la suite, il est divisé en plusieurs parties et sous-parties. Chacune contient des fiches, documents, conseils, vidéos et pour terminer, un quiz pour évaluer votre compréhension.  

Nb. De nouveaux cours sont régulièrement mis en ligne ! Consultez régulièrement le site Fun Mooc pour en être informés. 

Cours intéressants pour les doctorants :

  • Intégrité scientifique dans les métiers de la recherche : Ce cours est obligatoire pour l’ensemble des doctorants éthique de la recherche, enjeux, manquements, régulation…
  • Se former pour enseigner dans le supérieur : comment rendre les étudiants actifs, les motiver, les évaluer, créer des activités ludiques…

Cours intéressants pour tous :

  • Langues : L’anglais pour tous ; Kit de contact en chinois ; …
  • Création d’entreprises innovantes : de l’idée à la start-up
  • Financement de l’innovation
  • L’intelligence artificielle pour tous 
  • Introduction à l’histoire contemporaine
  • Réussir sa vie professionnelle
  • Développer sa pensée critique
  • Visez la réussite : devenez un « super étudiant »

Quelques exemples de cours pour les juristes :

  • Le droit, est-ce pour moi ?
  • Dernières nouvelles du crime
  • Les fondamentaux de l’état civil
  • Droit des entreprises en difficulté
  • La fin de vie : s’informer pour en parler
  • Les institutions européennes
  • Corruption, favoritisme, détournement dans la gestion locale
  • Les fondamentaux de l’action administrative
  • Les fondamentaux des marchés publics

Données personnelles – L’article 57 du PLF 2020

Actualité : La disposition a été validée et figure à ce jour à l’article 154 de la loi de finances pour 2020 du 28 décembre 2019.

L’article 57 du projet de loi de finances 2020 prévoit un nouveau dispositif expérimental de lutte contre la fraude fiscale. L’administration fiscale et l’administration des douanes auront la possibilité de collecter les données « librement accessibles » rendues publiques sur les réseaux sociaux et sites de vente : facebook, le bon coin, twitter… et de les exploiter à l’aide d’un traitement informatisé.

L’administration pourra conserver les données recueillies durant 1 an dès lors qu’elles sont « de nature à concourir à la constatation des infractions » et « jusqu’au terme de la procédure » lorsqu’une procédure pénale est en cours. Les autres données devant être détruites sous trente jours.

L’objectif étant de détecter les infractions les plus graves. L’expérimentation contient à cet égard, diverses garanties pour les personnes concernées :

  • absence de contrôle automatique,
  • limitation du nombre d’infractions,
  • interdiction de la reconnaissance faciale…

Toutefois, l’immixtion de l’administration dans la vie privée ou « vie publique en ligne », des contribuables porte une atteinte certaine aux droits et libertés fondamentaux. L’administration aura en effet la possibilité de collecter divers éléments relatifs au mode de vie (acquisitions, cessions, voyages, sorties…), afin de les utiliser pour vérifier l’adéquation des déclarations fiscales avec la vie réellement vécue par le contribuable.

Dans un avis récent sur le sujet, la CNIL a émis plusieurs réserves et a relevé les risques d’atteintes à la vie privée et ses possibles répercussions sur la liberté d’expression en ligne. Elle a précisé la « nécessité d’évaluer de manière approfondie le respect par l’administration du principe de proportionnalité : seules les données nécessaires à la détection de la fraude doivent être exploitées ».

Deux questions peuvent être posées :

  • La vie que les contribuables exposent publiquement sur les réseaux sociaux est-elle véritablement à la vie vécue ? La réponse est source d’incertitudes… L’administration aura donc un travail supplémentaire à effectuer : vérifier la réalité des données collectées… Et de leur côté, les contribuables devront-ils démontrer que leur vie virtuelle est distincte de la réalité ?
  • La légitimité de cette collecte de données, peut-elle être justifiée en plus de l’objectif poursuivi, par le fait que ces données aient été rendues publiques par les contribuables ? Là encore, cela parait peu probable. Les données sont en effet, généralement rendues publiques à l’égard d’un cercle particulier choisi par la personne et n’ont pas vocation à atterrir dans les mains de l’administration.

Quoiqu’il en soit, il est certain que ce dispositif fera parler de lui et il conviendra de suivre de près son évolution ainsi que sa mise en oeuvre.

Chronique d’une docteure en Droit

Ne sachant par où commencer, il m’a semblé intéressant de chercher des témoignages de docteurs en droit. C’est ainsi que j’ai découvert l’ouvrage « Chronique d’une docteure en droit : Comment j’ai survécu à ma thèse » d’Alexandrine Guillaume, Collection « Chroniques juridiques » de Wissam Mghazli, chez Enrick B Éditions, paru en 2017.

Ce livre m’a beaucoup plu en ce qu’il regorge d’informations, conseils précieux, témoignages instructifs de l’auteure et de tiers. Le doctorat ainsi que les activités qui y sont liées, sont présentés avec une grande clarté et de l’humour lorsque l’occasion s’y prête. 

Le sommaire est le suivant :

  1. Comment bien débuter l’aventure de la thèse
  2. J’apprends à devenir un enseignant et un chercheur
  3. Je suis un enseignant et un chercheur en devenir
  4. Vers la soutenance
  5. La soutenance
  6. Après avoir survécu

La première partie nous explique en quoi consiste la thèse, les formalités pour se lancer, la recherche d’un sujet, d’une école doctorale et d’un directeur de thèse. Elle explique également comment il est possible de financer celle-ci : les allocations de recherche, les emplois à mi-temps adaptés aux doctorants (ex, juriste auprès d’une Cour d’appel…), les missions d’enseignement à l’université, les contrats d’ATER… 

La seconde partie expose les premiers pas de l’auteure dans la recherche et l’enseignement. Comment se lancer ? Par où commencer ? Comment apprendre à faire de la recherche ? Prendre des notes ? Faire une bibliographie ? S’agissant de l’enseignement, elle présente ses débuts en tant que chargée de travaux dirigées : Dans quelles matières enseigner ? Quelles difficultés ? Comment gérer un groupe de classe ?

Dans la troisième partie, l’auteure a avancé et évolué tant au regard de sa thèse, que de ses postes professionnels. Elle nous présente les différentes possibilités qui s’offrent à nous, les activités conseillées (ex, publication d’articles dans des revues, participation à des conférences…). La rédaction de la thèse débute également. On y apprend que les premières années sont généralement consacrées à la recherche avec prise de notes et rédaction des premières idées. Les années qui suivent sont quant à elles dédiées à la véritable rédaction de la thèse. En outre, les chapitres déjà écrits, nécessitent généralement une réécriture étant donné que notre style d’écriture a évolué au fil du temps et que nous avons mûri. 

Les dernières parties sont consacrées à la soutenance et la vie après le doctorat. Il est à ce stade nécessaire de réécrire certains éléments, de procéder à des ajustements et d’actualiser nos recherches ainsi que notre bibliographie. L’objectif étant ici de parvenir au manuscrit final. Dès lors, débute une longue période de relecture, correction et mise en page, jusqu’à l’envoi de celui-ci. La soutenance est quant à elle, l’étape finale. Elle est essentielle en ce que pour la première fois, le doctorant a la possibilité d’exposer oralement et publiquement le fruit de ses années de travail. 

 

 

Portée juridique de la mention « Lu et approuvé »

En droit français, l’apposition de la mention « lu et approuvé » n’est requise « ni pour valider l’acte, ni comme élément de preuve et ne saurait a fortiori suppléer l’absence de signature des parties » indiquait une réponse du Ministère de la Justice en date du 22 juillet 1993.

L’obligation de cette mention (ancien article 1326 du code civil) ainsi que celle du fameux « bon pour accord » figurant régulièrement dans les contrats avant la signature des parties, a été supprimée par la loi n° 80-525 du 12 juillet 1980.

À cet égard la Cour de cassation considère que cette mention « constitue une formalité dépourvue de toute portée » (Ccass 27 janvier 1993, n° 91-12115). L’inutilité de la mention a également été rappelée dans une affaire où la Cour a estimé que le consentement n’avait pas été fourni malgré cette mention, étant donné qu’il était établi que la partie ne parlait pas le français (Ccass 15 décembre 1998, n° 97-17673).

Ainsi la mention « lu et approuvé » ne constitue pas une preuve du consentement, n’a juridiquement aucune portée et n’est en aucun cas requise dans les actes.

L’erreur de Broca – Hugues Duffau

Depuis de nombreuses années, le cerveau est au centre de la recherche. Cet organe complexe regorge de multiples mystères. Longtemps, l’on a considéré qu’il était un ensemble homogène et informe. Pourtant, Paul Broca (1824-1880) révolutionnera les neurosciences, en affirmant que le cerveau est divisé en plusieurs zones, chacune étant attribuée à une fonction spécifique. Sa découverte est née à la suite de l’analyse du cerveau d’un patient que l’on surnomme aujourd’hui « TAN-TAN ». Atteint d’une lésion cérébrale, ce dernier avait perdu la fonction de la parole. Ainsi s’il comprenait lorsqu’on lui adressait la parole, il était en revanche dans l’incapacité d’énoncer d’autres mots que la syllabe « TAN ». Dès lors, M Broca a déclaré que puisque la lésion se trouvant dans cette zone lui avait fait perdre la parole, alors cette zone que l’on nomme désormais « aire de Broca » était forcément celle du langage. A partir de cette découverte, les années de recherche qui ont suivi ont poursuivi cette lignée et cette approche « localisationniste » a dominé les neurosciences durant plus de cinquante années.

Malheureusement, sa théorie était en partie erronée. Notre fabuleux organe est bien plus complexe qu’il l’imaginait…

Aujourd’hui, nous avons la certitude que notre cerveau est modulable. C’est-à-dire, qu’il se réorganise en permanence. Ainsi, les zones corticales spécialisées, sensorielles et motrices ont la capacité de se développer, de disparaitre et même de se remplacer entre elles ! Lorsque l’on apprend à faire quelque chose de nouveau, nos neurones se développent et créent de nouveaux liens (synapses) avec pour objectif l’adaptation à cette nouvelle « mission ». Autre exemple, si un accident nous fait perdre une sens, le cerveau se réadapte et développe d’avantage les autres sens pour compenser cette perte. Cette faculté de modelage, se nomme « plasticité ». Paul Broca était bien loin d’avoir cerné toute la complexité de votre organe (et nous non plus d’ailleurs!). C’est ainsi, qu’en cas de lésion cérébrale, une tumeur ou encore une balle dans le crâne, notre organe se réadapte autrement afin de préserver au maximum ses capacités, autrement dit, l’on peut affirmer que de cette façon il est en mesure de se réparer de façon autonome. Ce qui rend notre cerveau encore plus étonnant, est que contrairement à d’autres organes, tels qu’un poumon ou un foie, il est propre à chacun d’entre nous.

Il existe autant d’organisations cérébrales que d’êtres vivants.

Concernant l’aire de Broca évoquée plus haut, Paul Broca n’avait pas tout à fait tort, puisqu’en effet il existe bien en chacun de nous des zones cérébrales destinées à diverses fonctions. Cependant, il affirmé que ces dernières étaient immobiles, la fameuse approche « localisationniste ». En réalité ces aires ne sont ni cloisonnées, ni rigides. Longtemps, l’on a pensé que dès lors qu’une zone était atteinte, il n’y avait plus grand-chose à faire, que la faculté destinée à cette zone était définitivement endommagée. Mais grâce aux récentes recherches, l’on sait que le cerveau ne manquera pas de se réadapté pour combler l’absence d’utilisation de cette zone. C’est dans cette optique, que travaille le professeur et neurochirurgien français Hugues Duffau. Traditionnellement, pour opérer une tumeur cérébrale, le chirurgien tente de retirer le maximum de la tumeur sur le patient sous anesthésie générale, après quoi il espère qu’aucune zone ne sera endommagée ou peu, afin de l’individu préserve ses facultés.

Hugues Duffau emploie une technique tout à fait différente.

Le patient est dans un premier temps sous anesthésie générale, pour l’ouverture de sa boîte crânienne. Les techniques actuelles d’anesthésie permettent de réveiller le patient en une dizaine de minutes, c’est ce que fait l’anesthésiste. Il faut savoir, que le cerveau est capable de percevoir les douleurs sur l’ensemble de notre corps, mais paradoxalement, pas sur lui-même. Ainsi, lors du réveil le patient ne ressent pas la moindre douleur. Le patient étant désormais réveillé, le chirurgien Hugues Duffau teste les différentes zones du cerveau par de légères simulations électriques. En même temps, l’on montre au patient diverses images ou mots, que le patient doit désigner avec un signe de la main ou en les énonçant à haute voix. Si lors d’une stimulation ce dernier se trouve dans l’incapacité de prononcer un mot, alors le chirurgien sait qu’il ne faut surtout pas toucher à cet zone. Cela permet au chirurgien de savoir exactement par où passer pour atteindre la tumeur et de délimiter la partie de la tumeur qu’il peut retirer ainsi que celle qu’il ne peut pas, sous peine d’endommager sérieusement le cerveau du patient. Chaque fois que le chirurgien « s’enfonce » dans le cerveau, il réalise à nouveau des simulations et ainsi de suite.

Le résultat de cette technique est exceptionnel puisque le patient ne perd aucune de ses facultés. Le chirurgien a même réalisé une opération pendant qu’un patient jouait d’un instrument de musique pour éviter qu’il ne puisse plus jouer. La tumeur n’est ici pas retirée dans son intégralité, du moins très rarement. Mais comme cela a été dit précédemment, le cerveau se remodèle ensuite pour combler la perte de la partie du cerveau qui a été retirée, et le patient qui été condamné, gagne encore une dizaine d’années de vie supplémentaires, au terme desquelles, le chirurgien réalise à nouveau la même opération. Cette technique a valu à Hugues Duffau un prix Nobel et désormais, nombreux sont les patients du monde entier atteints d’une tumeur, qui se rendent à Montpellier pour avoir l’opportunité d’être opéré par ce prestigieux chirurgien.

Pour d’avantage d’informations, voici une vidéo de l’opération réalisée dans le cadre d’un reportage, ainsi que le lien du passionnant livre « L’erreur de Broca » d’Hugues Duffau.

Cultiver un cerveau humain

René Anand est professeur de chimie biologique à la State University dans l’Etat de l’Ohio. Il a entrepris avec son équipe de chercheurs américains, la réalisation d’un véritable cerveau humain in vitro, en laboratoire. Lors d’une conférence relative à la santé militaire 18 août à Fort Lauderdale, en Floride, le chercheur a dévoilé y être parvenu.

De quelle manière ?

Pour ce faire, les chercheurs ont reprogrammé grâce à la technique de cellules pluripotentes induites (IPS), des cellules de peau. Ces dernières ont été cultivées et se sont développées, jusqu’à l’obtention de la taille, l’aspect, ainsi que les différentes cellules d’un cerveau.

Quel est le résultat ?

Un petit cerveau simplifié est né ! Cet organoïde fait la taille d’une gomme de crayon. Ce qui correspond à la structure du cerveau d’un fœtus d’environ cinq semaines. Il possède tous les éléments de la moelle épinière, du nerf optique, les régions cérébrales, ainsi que de multiples cellules. Il n’a toutefois pas de système de vascularisation, ni évidemment de conscience.

« C’est un modèle facile à dupliquer »

L’intérêt d’un tel exploit ?

Les recherches sur le cerveau humain sont complexes et il est délicat de trouver suffisamment de candidats. En outre, celles qui portent sur les animaux sont imparfaites et souvent peu transposables à l’Homme. Imaginez ainsi, s’il était possible d’utiliser ces cerveaux cultivés pour comprendre le cerveau et développer les différents traitements !

Cela permettrait de faire progresser les recherches médicales sur des maladies telles que Parkinson, Alzheimer, l’autisme. Et si l’on parvenait à établir l’irrigation sanguine sur ces cerveaux, nous pourrions aussi étudier de près les attaques cérébrales (AVC, etc). De plus, actuellement les recherches génomiques se font souvent à travers l’informatique. Ici, elles se feraient directement sur ces micros organes.

« Le potentiel de ce modèle de cerveau est très prometteur pour la santé humaine ». Tels sont les mots du professeur René Anand. Ses recherches sont ainsi très prometteuses et doivent être suivies de près.

Le saviez-vous ? Ce n’est pas la première fois qu’un cerveau humain est crée. En effet en 2013, Juergen Knoblich et son équipe avaient tenté l’expérience. Cependant, ils étaient bien loin de la prouesse que vient d’accomplir René Anand.

Une année dans l’espace

Ce mercredi aux environs de 4h du matin, deux astronautes russes et un américain, sont revenus sur Terre, après avoir passé 340 jours dans la Station Spatiale Internationale (ISS). Scott Kelly, Mikhaïl Kornienko et Sergueï Volkov qui a rejoint les deux premiers en cours de mission, étaient chargés de mener des expériences.

Désormais, ces derniers vont devoir se réadapter à notre planète puisqu’en apesanteur le corps s’habitue aux conditions de légèreté. Ainsi, les fluides corporels se répartissent autrement, ce qui peut provoquer lors du retour sur Terre, une déshydratation. Durant les premières heures, un mal « de terre » est très fréquent (impression de « tanguer »).

Ils devront peu à peu, retravailler leur masse musculaire qui se perd du fait de la sensation de légèreté. Quelques autres problèmes apparaissent. Les os se déminéralisent, le risque de cancer augmente du fait des radiations auxquelles ils sont exposés et la vue peut être endommagée. Leur état physique et mental sera donc surveillé de près. Cependant, les problèmes semblent minimes comparé à l’expérience fabuleuse qu’ils viennent d’achever !